Les tâches de la formation théologique orthodoxe au XXIe siècle
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article est la transcription d'une conférence prononcée par Elisabeth Behr-Sigel à l'occasion de la fondation de l'Institut pour l'étude du christianisme orthodoxe à Cambridge. Relevant de la réflexion programmatique, il interroge les orientations que devrait prendre la formation théologique orthodoxe au seuil du XXIe siècle. L'auteure soutient que la transmission fidèle de la Tradition ne saurait se réduire à un répétition figée, mais exige un ressourcement vivant, capable de répondre aux questions nouvelles posées par la modernité occidentale. S'appuyant sur les travaux de Lossky, Florovsky et Meyendorff, elle identifie plusieurs chantiers prioritaires : le dialogue œcuménique, la réponse théologique au problème du mal, l'approfondissement de la théologie trinitaire comme fondement anthropologique, et la question de la place des femmes dans les ministères ecclésiaux. L'article constitue ainsi un plaidoyer pour une orthodoxie universelle, critique et incarnée dans son contexte historique.
I – Permettez-moi de vous dire d'abord ma très grande joie de me trouver parmi vous dans le cadre universitaire de Cambridge : un cadre associé pour moi au souvenir d'un merveilleux et très musical séjour à St. John's College au temps déjà un peu lointain où un de mes petits-fils anglais y poursuivait ses études tout en chantant dans son célèbre chœur. Merci surtout de m'associer, grâce à votre invitation, à l'événement important que constitue, à mes yeux, la fondation au sein de la vénérable et prestigieuse Université de Cambridge, au cœur de l'Occident intellectuel, d'un Institut pour l'étude du christianisme orthodoxe.
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