Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article expose les principes canoniques régissant la structure de l'Église orthodoxe, à partir des travaux du canoniste Sergey Troitsky. Relevant d'une étude ecclésiologique et canonique, il examine trois dimensions fondamentales : l'organisation interne des Églises locales, la nature des relations entre Églises autocéphales sœurs, et l'articulation des principes de territorialité et de nationalité. L'idée centrale est que l'autorité ecclésiastique réside dans l'épiscopat collégial dans son ensemble, et non dans un primat individuel, ce qui exclut toute hiérarchie de pouvoir entre patriarcats. L'apport théologique de l'article est de démontrer, sources canoniques à l'appui, que la primauté d'honneur du Patriarche de Constantinople ne confère aucune juridiction supérieure, et que les dissensions de la diaspora orthodoxe appellent une solution conciliaire commune plutôt qu'une subordination à une Église locale unique.
Les principes catholiques-romains en matière d'ecclésiastique ont plus d'une fois pénétré au sein même de l'Église Orthodoxe depuis le temps du grand schisme des Églises. Nombreux furent ceux qui les utilisèrent et il s'en trouve encore jusqu'à présent pour les invoquer à l'appui de leurs propres prétentions, ce qui constitue une violation de la catholicité ecclésiastique, de l'esprit fraternel de l'amour du Christ et de l'unité des chrétiens, image de l'unité de la Trinité Sainte.
Il faut se rappeler qu'après le schisme de Rome, le Patriarche de Constantinople reçut, et garde depuis cette époque, la primauté d'honneur, mais non de pouvoir, parmi les autres patriarches et représentants des Églises orthodoxes autocéphales, l'inneté de cette primauté parmi ses égaux, « primus inter pares », comme celui de Rome jadis, il n'en reste pas moins égal en dignité et en autorité à tous les évêques de l'Église Catholique du Christ.