Le mystère de l'Église selon le père Lev


Évêque Kallistos (Ware)

C'est pour moi un privilège et une grande joie de parler cet après-midi du Moine de l'Église d'Orient, mon ami le père Lev. Je l'ai rencontré pour la première fois en 1952. J'étais alors étudiant à Oxford et je l'ai entendu à une réunion du Fellowship de Saint-Alban-et-Saint-Serge, où il faisait une méditation sur la rencontre de Jésus et de la Samaritaine au puits de Jacob. Il parlait de cette façon qui lui était propre et absolument inimitable. J'étais fort impressionné par la simplicité et, en même temps, par la profondeur étonnante de son exposé. Il n'avait ni texte écrit, ni notes, seulement la Bible ouverte devant lui. Je m'en souviens comme si cela s'était passé hier. J'entends encore son fort accent français, ses paroles si simples et lumineuses dont se dégageait quelque chose comme un appel urgent, à la fois paisible et tendre.

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