La sexualité : expression du désir ou activité physiologique ?

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Claude Hiffler, issu des tables rondes d'un colloque de théologie orthodoxe, aborde la question de la sexualité humaine dans sa complexité anthropologique et spirituelle. Adoptant une approche réflexive et délibérément ouverte, l'auteur refuse les définitions figées pour privilégier l'observation et le questionnement. L'idée centrale est que la sexualité ne se réduit ni à une fonction biologique ni à une simple expression du désir, mais constitue une énergie appelée à s'humaniser et à se transfigurer dans l'amour. L'article identifie quatre formes de dénaturation du désir — réductionnisme biologique, mépris du corps, fausse libération et traumatismes psychologiques — et les examine à la lumière des Écritures et de la tradition orthodoxe. L'apport théologique réside dans la réhabilitation de la chasteté comme intégrité de la personne et dans l'articulation entre éros, amour conjugal et vie spirituelle, sous le signe de la miséricorde divine.

Devant un tel sujet, on ne s'attendra pas à des définitions ou des affirmations mais plutôt à des observations ou même à des questions.

La sexualité est, en effet, une composante de la vie humaine très complexe, dans la mesure où elle intervient à la fois dans l'expression de l'amour, donc dans la totalité de l'être et dans la transmission de la vie de manière intimement unie.

Cette bivalence est perceptible dès les premiers versets de la Genèse, notamment dans l'injonction divine : « Croissez et multipliez-vous ! » qui montre l'interférence entre la multiplication inhérente à la procréation et la croissance de la personne vers la plénitude.

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