Être orthodoxe dans le monde occidental

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article est la transcription d'une communication prononcée en 2007 par le père Boris Bobrinskoy sur la question de l'identité orthodoxe en Occident. Adoptant une approche à la fois réflexive et théologique, l'auteur récuse d'emblée l'opposition géographique entre Orient et Occident pour lui substituer une polarité spirituelle : l'Orient désigne le Christ, Soleil de justice, tandis que l'Occident symbolise le monde à évangéliser. À partir de ce cadre, Bobrinskoy retrace l'enracinement progressif de la diaspora orthodoxe en Europe et en Amérique du Nord, souligne le rôle fondateur de l'Institut Saint-Serge et valorise l'engagement œcuménique comme impératif ecclésial. L'apport théologique de l'article réside dans l'identification de trois dimensions constitutives du témoignage orthodoxe : la victoire pascale, la Tradition vivante transmise par filiation spirituelle, et la beauté liturgique et intérieure. L'ensemble plaide pour un dépassement de l'identitarisme confessionnel au profit d'un témoignage évangélique universel animé par l'Esprit Saint.

Ce titre m'a été suggéré, mais je ne voudrais pas m'y enfermer. Le problème essentiel est d'être chrétien dans le monde tout court. Je reviendrai sur la question de l'identité chrétienne ou orthodoxe. Il est trop facile d'opposer l'orthodoxie orientale à un Occident qu'il faudrait encore définir : latin, réformé, areligieux, laïque, sécularisé, et donc de nous glorifier de notre orthodoxie, de notre identité orientale. Certes l'orthodoxie a une tradition bimillénaire de culture, de sainteté, de martyre : tout cela est vrai et important, mais, trop souvent, cela demeure superficiel.

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