Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine l'anthropologie théologique du genre telle qu'elle est développée par la théologienne orthodoxe Élisabeth Behr-Sigel, à travers le prisme de la tradition patristique. Valérie A. Karras propose une étude critique et comparative, confrontant la pensée de Behr-Sigel à celle de Paul Evdokimov, notamment son ouvrage La femme et le salut du monde, ainsi qu'aux travaux de Sarah Hinlicky Wilson. L'article soutient que certains Pères de l'Église, en particulier les Cappadociens, attestent d'une anthropologie qui ne repose pas fondamentalement sur la binarité des genres. La différence sexuelle y est présentée comme un élément secondaire de la condition humaine, appartenant à l'état déchu et appelé à être transcendé dans l'eschaton. L'apport de l'article réside dans la mise en lumière des ressources patristiques susceptibles de renouveler la réflexion orthodoxe contemporaine sur l'anthropologie du genre et l'accès des femmes aux ministères ecclésiaux.
La première fois que j'ai lu le nom d'Élisabeth Behr-Sigel, c'était peu de temps après avoir commencé mon master à l'Institut orthodoxe grec de théologie de la Sainte-Croix, le séminaire du diocèse orthodoxe grec d'Amérique, situé dans la banlieue de Boston (Massachusetts). Quelqu'un – ce devait être Mme Kyriaki Karidoyanès-Fitzgerald – m'a parlé, ainsi qu'à d'autres étudiantes, d'un colloque international de femmes orthodoxes qui s'était tenu quatre ans auparavant, en 1976, à Agapia en Roumanie. Ayant acheté un exemplaire des actes de ce colloque, j'ai été frappée par deux articles en particulier : un article sur le diaconat des femmes par le professeur Évangelos Théodorou, et la conférence plénière d'Élisabeth Behr-Sigel. …
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