Réflexions sur la théorie du « genre »

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'André Krajevitch examine la théorie du genre à la lumière de la théologie orthodoxe. Relevant d'une étude critique à caractère théologique et anthropologique, il analyse les fondements philosophiques de cette théorie, notamment son anti-essentialisme et sa conception de l'identité humaine comme construction par l'acte plutôt que comme donnée naturelle. L'auteur montre que cette théorie vise à déconstruire les catégories traditionnelles de sexe, de famille et de reproduction, et s'interroge sur la possibilité d'une réponse orthodoxe cohérente à ces enjeux. L'apport de l'article réside dans la mise en regard de cette problématique contemporaine avec la tradition ecclésiale orthodoxe, notamment à travers la question de l'ordination des femmes : si celles-ci occupent des rôles théologiques et spirituels reconnus, aucune ne préside l'assemblée eucharistique, ce qui constitue une limite doctrinale significative.

Lorsque Lossky écrit : « Le Christ a assumé notre nature », il énonce une évidence pour un chrétien. Pourtant, le XXIᵉ siècle connaîtra le choc de deux conceptions : l'une, reconnaissant l'existence de la nature humaine, l'autre la niant. Ainsi, pour les tenants de la nature humaine, qui reprennent l'expression de Maxime le Confesseur, il existe une volonté naturelle, qui est le désir du bien vers lequel tend toute nature raisonnable ; ou bien, selon la terminologie catholique romaine, il y a une loi naturelle, qui s'impose à l'homme du fait même des principes qui ont guidé la raison divine, lors de la création. En revanche, la théorie du « genre » (« gender » en anglais), veut supprimer la notion de nature humaine. Il n'existe pas une essence, une spécificité, une définition de l'humain. …

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