L'exemple des rois mages et le contre-exemple d'Hérode
Raffiné, d'une immense culture, doté de la plus prodigieuse des mémoires, causeur brillant, avec un humour qui ne lui fit jamais défaut, même dans les pires tourments des geôles communistes, Nicolas Steinhardt était, avant tout, un chevalier de l'esprit. Un destin exceptionnel amena l'écrivain esthète aux portes de l'enfer. Il en sortit transfiguré, ayant fait de la souffrance la chance de sa vie, sa félicité. Alors il devint moine.
Nicolas Steinhardt est connu en Occident presque exclusivement grâce au Journal de la félicité, son testament littéraire, publié en français à Paris en 1995 avec une préface d'Olivier Clément. Cette lecture a bouleversé Jean-Paul II, qui lui rendit hommage lors de son voyage officiel en Roumanie en 1999, en parlant de « l'exceptionnelle figure du moine Nicolas Steinhardt ».