Présence du surnaturel démoniaque chez Gogol et Bernanos
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Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine la représentation du surnaturel démoniaque dans l'œuvre de deux grands romanciers chrétiens, Nicolas Gogol et Georges Bernanos. À travers une étude comparative de nature littéraire et théologique, le père Michel Evdokimov analyse la manière dont chacun de ces auteurs figure la présence des forces infernales dans le monde humain et les modalités par lesquelles elles conduisent l'homme à sa perdition. L'idée centrale est que, malgré leurs contextes confessionnels distincts — l'orthodoxie russe pour Gogol, le catholicisme français pour Bernanos —, les deux écrivains partagent une vision cohérente du mal comme puissance active et personnelle. L'apport de l'article réside dans la mise en lumière d'une convergence spirituelle et anthropologique entre deux traditions chrétiennes différentes autour de la réalité du démon dans la fiction romanesque.
Parler du diable de nos jours n'est pas chose facile. À la seule évocation de l'empire démoniaque, bien des gens se sentent mal à l'aise. Un théologien de la mort de Dieu, tel Bultmann, affirme que, à l'époque moderne, « on ne peut croire à l'électricité et au démon ! ». Baudelaire disait que la plus grande ruse du démon est de faire croire qu'il n'existe pas.Une certaine théologie rationalisante, un silence délibéré, tout au moins en Occident, sur l'enfer, le péché, la doctrine du démon, donneraient-ils raison à la ruse diabolique ? On peut en douter. …
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