Notes sur l'approche christologique de l'homme et de la création chez saint Maxime le Confesseur

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine la pensée anthropologique et cosmologique de saint Maxime le Confesseur (VIIe siècle) à travers le prisme de sa christologie. Assaad Elias Kattan propose une étude analytique de la manière dont le théologien byzantin articule la présence du Verbe de Dieu en l'homme et dans la création. L'idée centrale est que l'Incarnation du Christ constitue le moment culminant d'une présence divine qui traverse l'ensemble du cosmos, présence que la raison humaine est invitée à discerner. L'article met en lumière la cohérence interne de la synthèse maximienne, qui relie christologie, anthropologie et cosmologie en un système théologique unifié. Sur le plan de l'histoire de la pensée patristique, cette contribution éclaire la portée philosophique et théologique de Maxime le Confesseur comme penseur de la médiation entre Dieu, l'homme et le monde créé.

Depuis les années 1940 du siècle dernier, une série d'études effectuées sur saint Maxime le Confesseur (v. 580-662) a contribué à mettre en évidence la tournure christologique de sa pensée. On songera aux grands pionniers de la recherche maximienne, tels Hans Urs von Balthasar et Polycarpe Sherwood, mais aussi aux excellents travaux de Lars Thunberg, Marcel Doucet et Jean-Claude Larchet. C'est Thunberg, en particulier, qui, dans son ouvrage magistral Microcosm and Mediator, montre combien l'anthropologie du Confesseur s'appuie sur le dogme christologique, tel qu'il a été formulé au Concile de Chalcédoine (451). Ce dogme-là, dirait-il, constitue non seulement la toile de fond de la pensée de Maxime, mais aussi une sorte de clef herméneutique qui sert à déchiffrer cette pensée, souvent dense jusqu'à l'opacité. …

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