Notes sur l'approche christologique de l'homme et de la création chez saint Maxime le Confesseur


Depuis les années 1940 du siècle dernier, une série d'études effectuées sur saint Maxime le Confesseur (v. 580-662) a contribué à mettre en évidence la tournure christologique de sa pensée. On songera aux grands pionniers de la recherche maximienne, tels Hans Urs von Balthasar et Polycarpe Sherwood, mais aussi aux excellents travaux de Lars Thunberg, Marcel Doucet et Jean-Claude Larchet. C'est Thunberg, en particulier, qui, dans son ouvrage magistral Microcosm and Mediator, montre combien l'anthropologie du Confesseur s'appuie sur le dogme christologique, tel qu'il a été formulé au Concile de Chalcédoine (451). Ce dogme-là, dirait-il, constitue non seulement la toile de fond de la pensée de Maxime, mais aussi une sorte de clef herméneutique qui sert à déchiffrer cette pensée, souvent dense jusqu'à l'opacité. …

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