Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine la formation du canon du Nouveau Testament à travers une étude historique et théologique approfondie. René Paquin, doctorant en sciences des religions à l'Université de Montréal, adopte une approche analytique ancrée dans la tradition orthodoxe, cherchant à restituer avec précision le processus par lequel l'Église des premiers siècles a reconnu et délimité les écrits néotestamentaires. L'idée centrale de l'article est que la constitution du canon ne peut être pleinement comprise qu'en revenant aux sources patristiques et à la pratique ecclésiale primitive, indépendamment des catégories interprétatives introduites par la Réforme protestante du XVIe siècle. L'apport principal de cette étude réside dans sa capacité à replacer la question canonique dans son contexte ecclésiologique orthodoxe, offrant ainsi une lecture alternative aux approches confessionnelles qui ont largement dominé la recherche biblique occidentale moderne.
Le christianisme est-il une religion du Livre ? La réponse à cette question, qu'elle soit affirmative ou négative – avec toutes les nuances que l'on veut –, est révélatrice d'un héritage historiographique plus ou moins conscient et assumé, dont les principaux jalons s'échelonnent sur près de deux millénaires. Tout d'abord, les relations de la communauté des disciples de Jésus de Nazareth avec le judaïsme ont soulevé d'emblée le problème fondamental de l'interprétation des textes sacrés d'Israël en termes de continuité ou de rupture. À cette difficulté s'est assez ajoutée celle posée par l'essor de courants hérétiques et hétérodoxes disposant de leur cortège de littérature (« apocryphes » et pseudépigraphes, sans négliger les sources communes avec le courant orthodoxe), et qui contribuèrent à recourir à l'écriture (avec un « e » minuscule) et aux Écritures (tout le problème est de majorer le « E » …
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