Le Concile de Moscou comme « événement » ecclésiologique
Procédures, déroulement et principales décisions
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article du père Hyacinthe Destivelle, o.p., porte sur le Concile local de Moscou de 1917-1918 et sa signification ecclésiologique. Relevant d'une étude historique et théologique, il propose de lire ce concile non comme une simple institution canonique, mais comme un « événement », au sens que le Document de Ravenne confère à ce terme : un kairos suscité par l'Esprit Saint. L'idée principale est que le Concile de Moscou constitue un moment unique de mise en œuvre institutionnelle de la conciliarité, à tous les niveaux de la vie ecclésiale — gouvernement suprême, administration éparchiale, vie paroissiale et monastique —, associant évêques, clercs et laïcs. L'apport théologique de l'article réside dans la démonstration que ce concile, devenu concile de martyrs sous la persécution soviétique, a traduit la sobornost' en structures canoniques concrètes, offrant ainsi une contribution originale et durable à la réflexion ecclésiologique orthodoxe et au dialogue œcuménique.
On a parfois comparé le Concile de Moscou de 1917-1918 au Concile Vatican II. Bien sûr, les deux conciles diffèrent par bien des aspects, à commencer par le fait que le premier ne prétendait pas être autre chose qu'un concile « local », tandis que le second se voulait « œcuménique ». La comparaison, cependant, n'est pas injustifiée. Par l'ampleur des réformes envisagées, par le souci pastoral qui les motivaient, par le renouveau ecclésiologique sur lequel ces réformes se fondaient, les deux conciles témoignent d'un même esprit.
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