Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine la réception du Concile de Moscou de 1917-1918 au sein de l'Église orthodoxe russe, depuis son interruption par la Révolution bolchevique jusqu'à la période contemporaine. Relevant d'une étude historique et ecclésiologique, il analyse dans quelle mesure les réformes conciliaires ont été effectivement mises en œuvre ou, au contraire, abandonnées. L'auteur soutient que trois décisions ont joué un rôle déterminant pour la survie de l'Église sous le régime soviétique : le rétablissement de la pratique conciliaire, la revalorisation de la paroisse comme communauté vivante impliquant les laïcs, et le rétablissement du patriarcat. L'apport de l'article réside dans une évaluation critique et nuancée de cet héritage : si la mémoire du Concile est officiellement honorée et son étude encouragée, ses décisions — à l'exception du rétablissement du patriarcat — demeurent largement inappliquées dans les structures actuelles du Patriarcat de Moscou.
de 1917-1918 en RussieLa grande réforme de l'organisation de l'Église, si courageusement entreprise par le Concile de 1917-1918, n'a pas pu être mise en pratique en Russie. La Révolution d'Octobre l'a empêchée non seulement physiquement, en obligeant le Concile à interrompre son travail, en décimant un grand nombre de pasteurs et de fidèles engagés, mais elle l'a aussi et surtout gênée moralement. Le pouvoir bolchevik a discrédité l'idée de la Révolution. La violence avec laquelle il a combattu ses antagonistes, les croyants en particulier, a fait douter du bien fondé et de la nécessité de la transformation. L'Église « rénovationniste » qu'il a soutenue a corrompu et donc compromis un certain nombre de réformes prévues par le Concile. …
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