La praxis du Patriarcat œcuménique et de l'Église de Chypre face à l'ecclésiologie du Concile de Moscou concernant l'élection des évêques

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article du métropolite Basile Karayiannis examine les systèmes d'élection des évêques dans les Églises orthodoxes, en confrontant la praxis du Patriarcat œcuménique et de l'Église de Chypre aux décisions du Concile de Moscou de 1917. Procédant par une étude historique et canonique, l'auteur retrace l'évolution des modes d'élection épiscopale depuis l'Église ancienne jusqu'à l'époque contemporaine, en analysant les contextes politiques et ecclésiaux qui les ont conditionnés. L'idée centrale est que la diversité des systèmes électoraux reflète des héritages historiques distincts, sans remettre en cause une ecclésiologie commune. Sur le plan théologique, l'article montre que l'élection épiscopale n'est pas un simple acte administratif, mais un acte ecclésiologique fondamental liant charisme, ordination et communauté eucharistique, dans lequel l'évêque demeure alter Christus et alter apostolus, garant de l'unité et de la continuité historique de l'Église.

Comme toute autre Église orthodoxe, l'Église de Russie a eu sa part de souffrances, de persécutions et de confession de la foi. Son histoire a vraisemblablement eu une influence directe sur son organisation et, bien entendu, sur le mode d'élection de ses évêques. Toutes les Églises orthodoxes partagent la même ecclésiologie et la même tradition canonique, étant donné qu'elles confessent la même foi et qu'elles se fondent sur le même droit canonique, mais souvent elles ne partagent pas les mêmes conditions historiques. C'est le cas de l'Église de Russie, d'un côté, et, de l'autre, du Patriarcat œcuménique de Constantinople mais aussi des autres anciens patriarcats : Alexandrie, Antioche et Jérusalem, ainsi que de l'Église autocéphale de Chypre, et, à partir du XIXe siècle, des nouvelles Églises dites nationales : Grèce, Serbie, Roumanie et Bulgarie, dont le territoire appartenait au patriarcat œcuménique, avant qu'elles ne fussent déclarées autocéphales ou patriarcats nationaux.

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