L'approche de la primauté romaine selon Olivier Clément est-elle recevable d'un point de vue catholique ?

Présentation de l'article établie par la revue Contacts
Cet article examine la conception de la primauté romaine développée par le théologien orthodoxe Olivier Clément dans son ouvrage *Rome autrement*, à travers une lecture critique conduite par la théologienne catholique Barbara Hallensleben. Relevant d'une étude théologique comparative et œcuménique, l'article interroge la recevabilité catholique de la position de Clément, en montrant que son analyse repose de manière trop exclusive sur les définitions du concile Vatican I, sans intégrer suffisamment les développements ecclésiologiques ultérieurs, notamment ceux de Vatican II. Hallensleben souligne les limites herméneutiques de cette approche tout en reconnaissant sa valeur dialogique. L'apport de l'article est double : il précise les conditions d'un dialogue catholique-orthodoxe rigoureux sur la question de la primauté et ouvre des pistes pour repenser cette notion également au sein de la tradition orthodoxe elle-même.

Dans ma contribution, je vais rester le plus proche possible du message contenu dans le livre Rome autrement, publié en 1997, deux ans après la parution de l'Encyclique « Ut unum sint » du Pape Jean-Paul II, en 1995.Le livre dispose de douze chapitres – peut-être pas complètement par hasard en correspondance avec le nombre des apôtres – et d'un post-scriptum. Le post-scriptum, intitulé « Pour un avenir commun », offre à l'ensemble de l'étude une orientation vers le dialogue. Le but n'est pas une recherche scientifique sur la papauté, mais plutôt le mouvement vers l'unité de l'Église de Jésus-Christ dans son « mystère » (chap. 12) de participation à la kénose du Sauveur. C'est une offre de rencontre adressée à l'Église de Rome. …

La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.
S'abonner pour lire la suite
Abonnement numérique · Accès immédiat à la bibliothèque Contacts