Rien n'est autant le propre du chrétien que de travailler à la paix

L'Église byzantine face à la guerre
Présentation de l'article établie par la revue Contacts
Cet article de Michel Stavrou examine l'attitude de l'Église orthodoxe face à la guerre et à la violence, depuis les origines apostoliques jusqu'à la fin de la civilisation byzantine. Relevant d'une étude historique et théologique, il propose une relecture critique de plusieurs notions couramment associées au christianisme oriental. L'auteur montre que les saints militaires du calendrier byzantin étaient avant tout des martyrs ayant refusé de combattre, et non des guerriers sanctifiés. Il réexamine également le concept de « symphonie » entre l'Église et l'Empire pour démontrer que les Pères orientaux ont, dans de nombreux cas, condamné l'homicide de manière inconditionnelle, sans cautionner l'idéologie de la guerre sainte. L'apport de cet article est de restituer une tradition patristique orientale fondamentalement pacifique, souvent occultée par des lectures politiques ou apologétiques de l'histoire ecclésiale byzantine.

La religion chrétienne est-elle facteur de paix ou de guerre ?L'Évangile du Christ met en avant la 7e Béatitude : « Bienheureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9). Et saint Paul prêche à son tour la « paix de Dieu qui surpasse toute intelligence » (Ph 4,7), une paix spirituelle appelée à régner non seulement dans le cœur de chacun des baptisés mais aussi entre tous les hommes.Pourtant l'Écriture sainte nous apprend aussi que Dieu Lui-même, porteur de la paix, est en guerre dans le Ciel et sur la terre qu'Il a créés. Le combat décrit par l'Apocalypse de Jean pose la distinction entre la force ordonnée au bien et celle vouée au service du mal et du désordre. …

La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.
S'abonner pour lire la suite
Abonnement numérique · Accès immédiat à la bibliothèque Contacts