Royaume céleste et Imperium terrestre

l'enseignement chrétien au sujet du pouvoir de l'État
Présentation de l'article établie par la revue Contacts
Cet article examine la relation entre le Royaume céleste et l'imperium terrestre dans la pensée théologique orthodoxe, en s'inscrivant dans le cadre plus large de la doctrine de la symphonie des pouvoirs. L'approche est celle d'une étude théologique et historique qui interroge les fondements scripturaires de l'institution étatique. L'auteur démontre l'absence de légitimation biblique directe de l'État avant d'analyser les modalités selon lesquelles le christianisme s'est articulé aux différentes formes impériales et monarchiques qui ont jalonné son histoire. L'article soutient que toute assimilation des attributs divins à l'autorité politique séculière constitue une déviation par rapport à la tradition orthodoxe orientale authentique. L'apport principal réside dans une clarification théologique rigoureuse des limites entre pouvoir divin et pouvoir humain, contribuant ainsi au débat sur les fondements ecclésiologiques et politiques de l'orthodoxie.

Il est communément admis que le « modernisme » recouvre une réalité strictement opposée au « traditionalisme », alors que, si nous supposons que le modernisme signifie le fait d'introduire dans la vie de l'Église quelque chose qui lui est intrinsèquement étranger, il nous faut admettre que le modernisme prospère non seulement sur le sol libéral, mais aussi sur le sol conservateur. L'un des meilleurs exemples en est la déification du pouvoir séculier et son assimilation au Royaume céleste. La tradition de l'Église témoigne du contraire : le pouvoir politique terrestre n'est ni un reflet, ni une projection du Royaume céleste. La déification du pouvoir monarchique n'est rien d'autre qu'un exemple du modernisme théologique d'extrême droite.

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