La défense du Filioque chez Georges Métochités (v. 1250-1328)

redécouvrir un promoteur byzantin de l'union avec l'Église de Rome
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Cet article examine la position théologique de Georges Métochités (v. 1250-1328), théologien byzantin partisan de l'union de Lyon (1274), concernant la controverse du Filioque. À travers une étude historique et doctrinale, Francesca Samori analyse la tentative de Métochités de réconcilier la doctrine latine du Filioque — selon laquelle l'Esprit Saint procède du Père et du Fils — avec la formule grecque du Per Filium, qui affirme que l'Esprit procède du Père par le Fils. L'article montre que cette assimilation repose sur une interprétation erronée de la tradition patristique grecque et de la Révélation trinitaire telle que transmise par la Tradition apostolique. L'apport de cette étude réside dans l'éclairage qu'elle apporte sur une page méconnue de l'histoire des relations entre les Églises d'Orient et d'Occident, révélant les limites théologiques d'une démarche unioniste fondée sur un amalgame doctrinal.

Le nom de l'archidiacre du clergé impérial Georges Métochités (ca 1250-1328), ami et collaborateur du patriarche byzantin unioniste Jean XI Bekkos (1275-1282) et du chartophylax Constantin Méliténiotès (m. 1307), est indissociablement lié aux événements qui, à Constantinople, suivirent le concile d'union de Lyon II (1274), c'est-à-dire la proclamation, puis l'abolition de l'union entre l'Église byzantine et l'Église romaine (appelée « union de Lyon »). Bekkos, Méliténiotès et Métochités choisirent de soutenir le projet unioniste de l'empereur Michel VIII Paléologue (1261-1282) et continuèrent à lutter pour cette cause, même après le rejet de l'union : condamnés une première fois

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