Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article présente une homélie de saint André de Crète, archevêque et théologien du VIIIe siècle, consacrée à la condition humaine et au sort des défunts. Il s'agit d'une traduction accompagnée d'une mise en contexte historique et théologique. Composée sous le règne de l'empereur iconoclaste Léon III l'Isaurien, cette homélie développe une méditation rigoureuse sur la finitude humaine et la décomposition de l'être après la mort. L'auteur y déploie une rhétorique volontairement sombre, interprétée comme une dénonciation implicite de l'hubris impériale. L'apport de ce texte est double : il éclaire la pensée eschatologique byzantine à une période de crise doctrinale et politique, et témoigne de la manière dont la prédication patristique pouvait constituer un outil de résistance spirituelle et morale face au pouvoir temporel, tout en maintenant une perspective d'espérance en Dieu.
Le nom de saint André de Crète (v. 660-740) est connu de tout chrétien orthodoxe grâce à son Grand Canon pénitentiel, lu au début du Grand Carême. L'homélie De humana vita et de defunctis (CPG 8192), texte complexe dont nous proposons ici la première traduction connue, a sans doute été prononcée à Constantinople, probablement entre 730 et 740 — donc vers la fin de la vie du saint — devant l'empereur Léon III l'Isaurien, premier promoteur de l'hérésie iconoclaste. L'homélie a été probablement écrite pour le samedi de l'Apokréos, veille du dimanche du Jugement dernier, une semaine avant le début du Carême. Les influences classiques sur ce texte sont patentes. Il existe plusieurs sermons antérieurs sur le même thème, attribués à des Pères tels que Grégoire de Nysse, Jean Chrysostome, Anastase le Sinaïte et Jean Damascène. …
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