Témoignages sur le père Cyrille


François SpieroSi je suis ici aujourd'hui [à la commémoration du 30 novembre 2024 sur le père Cyrille], c'est grâce au père Argenti. Mon père fait partie des rares juifs qui ont pu survivre pendant la guerre pour plusieurs raisons, en particulier parce qu'il s'est battu dans le maquis au Chambon-sur-Lignon. S'il est arrivé au Chambon, c'est grâce à Cyrille Argenti. Mon père était né en 1919 en Allemagne, pays qu'il a fui avec sa mère en 1936. Après de nombreuses pérégrinations, tous deux sont arrivés en France, à Marseille. Il s'est passé beaucoup de choses : mon père a été au camp des Milles (à Aix-en-Provence), au camp d'Aubagne, à la Ciotat, etc., jusqu'à novembre 1942 où mon père et ma grand-mère rencontrent Cyrille. …

La suite de cet article est réservée aux abonnés de la revue Contacts.
S'abonner pour lire la suite
Abonnement numérique · Accès immédiat à la bibliothèque Contacts