Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine la réception du Concile de Nicée et de son symbole dans la tradition protestante. Adoptant une approche historique et théologique, Marc Boss retrace la manière dont plusieurs théologiens issus de la Réforme ont interprété et transmis le dogme nicéen, en particulier les formulations du mystère trinitaire qui en découlent. L'idée centrale porte sur la tension entre fidélité à la formulation originelle du symbole et nécessité d'une expression renouvelée, adaptée aux contextes théologiques successifs. L'article met ainsi en lumière la continuité et les inflexions propres à la réception protestante d'un texte fondateur du christianisme. Son apport réside dans l'éclairage qu'il offre sur la manière dont une tradition non conciliaire s'est approprié l'héritage doctrinal de Nicée, contribuant au dialogue œcuménique autour d'un symbole commun aux Églises chrétiennes.
À la question de savoir si les symboles de Nicée (325) et de Nicée-Constantinople (381) sont reconnus par les Églises issues de la Réforme dite magistérielle, c'est-à-dire principalement les Églises luthériennes et réformées, il faut répondre d'un oui sans équivoque, mais il convient d'ajouter aussitôt que cette reconnaissance ne s'est pas toujours imposée comme une évidence dans les discussions théologiques internes à ces Églises. Dans la première des trois parties que comprendra mon exposé, je rappellerai brièvement la position de la réforme magistérielle et les contestations dont elle a fait l'objet dans les courants hostiles aux formulations doctrinales du IVe siècle. Dans la deuxième et la troisième partie, je présenterai les réflexions menées à ce sujet par deux auteurs contemporains, le luthérien George Lindbeck et le réformé William Placher. …
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