Recevoir le concile œcuménique de Nicée (325)
quelques acquis toujours actuels
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article examine la réception du premier concile œcuménique de Nicée (325) à l'occasion de son dix-septième centenaire. À travers une étude théologique et historique, Michel Stavrou identifie trois dimensions du concile qui conservent une pertinence contemporaine. Il analyse d'abord la portée synodale de Nicée comme modèle de gouvernance ecclésiale collégiale. Il s'attache ensuite à la notion d'homoousion, dont il propose une lecture ancrée dans les catégories bibliques et patristiques, afin d'en restituer la signification originelle au-delà des lectures philosophiques réductrices. Il aborde enfin la question de la date commune de Pâques, que Nicée avait cherché à unifier et qui demeure un enjeu œcuménique majeur. L'apport de l'article réside dans l'articulation de ces trois thématiques pour montrer en quoi l'héritage nicéen reste structurant pour la théologie et l'unité des Églises chrétiennes aujourd'hui.
La mémoire du concile œcuménique de Nicée est forte dans la conscience orthodoxe. Les 318 Pères de ce concile sont fêtés liturgiquement chaque année le VIIᵉ Dimanche de Pâques, c'est-à-dire le premier dimanche suivant l'Ascension. Qu'en est-il des apports de Nicée pour l'Église d'aujourd'hui, 1 700 ans plus tard ? Je voudrais, dans cette intervention, mettre particulièrement en relief trois enseignements de ce concile qui me semblent toujours actuels et qu'il importe de valoriser dans la conscience des Églises, dix-sept siècles plus tard :
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