Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article propose la première traduction française d'une homélie de saint André de Crète consacrée à l'Annonciation. Le texte appartient au genre homilétique byzantin et se présente comme une glose du récit évangélique de Luc enrichie d'acclamations poétiques adressées à la Mère de Dieu. L'auteur développe une réflexion sur le mystère de l'Incarnation : Dieu, voyant l'humanité éloignée de Lui, choisit de Se faire créature et de prendre chair dans le sein d'une Vierge. La médiation mariale apparaît ainsi comme le lieu de la rencontre entre le divin et l'humain. Cette traduction constitue un apport significatif pour les lecteurs francophones en rendant accessible un texte majeur de la tradition homilétique grecque, éclairant la théologie de l'Incarnation et la vénération de la Théotokos dans la tradition orthodoxe.
Le nom de saint André de Crète (v. 660-740) est connu de tout chrétien orthodoxe grâce à son Grand Canon pénitentiel, lu au début du Grand Carême. Outre la richesse et la profondeur théologiques de cette homélie sur l'Annonciation, il faut souligner sa qualité littéraire. La « mise en scène » est réussie : lyrisme, fine psychologie de bon aloi chez Marie et Gabriel, mais sans curiosité malsaine ni indiscrète ; il n'est pas interdit d'y relever peut-être une touche d'humour lorsque Gabriel se demande comment ouvrir la porte. Il faut aussi souligner que la salutation de l'ange insère le verset Lc 1,42 venant de la salutation d'Élisabeth. Il semble également que la chronologie de l'incarnation n'y est pas très précise : plusieurs fois, on a l'impression que Gabriel vient lui annoncer ce qui est déjà fait, mais qui attend le « fiat » …
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