Le huitième jour.

Méditation patristique
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article de Léo Mc Mahon explore la symbolique théologique du « Huitième Jour » dans la pensée chrétienne ancienne. À travers une étude de théologie liturgique et symbolique, l'auteur montre que ce thème constitue une synthèse des certitudes fondamentales de la foi chrétienne, articulant mémoire de la Résurrection et attente de la Parousie. Le Huitième Jour, premier jour de la nouvelle création succédant au Sabbat, exprime une dualité essentielle : commémoration de l'acte salvifique accompli et anticipation eschatologique vécue dans les sacrements du baptême et de l'eucharistie. L'apport de l'article est de montrer que l'eschatologie n'est pas un appendice de la théologie chrétienne, mais son fondement même, et que la spiritualité orthodoxe a préservé ce dynamisme eschatologique que la pensée occidentale avait largement négligé.

Le christianisme ancien avait une prédilection pour le Christ du « Huitième Jour », le Christ transfiguré de la Parousie, pour la manifestation glorieuse du Roi de l'Eternité.Le thème du Huitième Jour n'est donc pas secondaire dans le riche symbolisme de la première pensée chrétienne. Il regroupe au contraire les certitudes les plus fondamentales dans une véritable synthèse de notre foi.Pour comprendre le Huitième Jour, il faut d'abord pénétrer le sens du Septième. Le Septième Jour est le « Sabbat béni » (Typicon) où l'histoire du salut se consomme dans un acte ultime: la victoire sur la mort par l'anéantissement de l'enfer. Alors vient le Huitième Jour, qui est le premier de la nouvelle création, de la vie nouvelle jaillie du tombeau, gage miraculeux pour l'attente chrétienne dans la foi. « L'eschatologie, dit Paul Althaus, est la doctrine de ce qu'il faut attendre d'une manière inconditionnelle » …

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