Aspects majeurs de la spiritualité Russe du 14e au 17e siècle

Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'Elisabeth Behr-Sigel propose une étude historique et spirituelle du monachisme russe entre le XIVe et le XVIIe siècle. Adoptant une approche synthétique, l'auteure retrace l'évolution de la vie monastique depuis l'émergence des ermites sylvestres, incarnée par Serge de Radonèje, jusqu'aux tensions entre les courants joséphins et non-possédants, représentés respectivement par Joseph de Volokh et Nil Sorski. L'article analyse ensuite la figure des « fols en Christ » comme réponse spirituelle et sociale au légalisme croissant de l'Église. L'idée principale est que la rupture entre vie contemplative et engagement institutionnel, consacrée par le triomphe du joséphisme au synode de 1503, constitue une fracture durable de la spiritualité orthodoxe russe. L'apport de l'article réside dans l'articulation entre dynamiques monastiques internes et contexte historique, éclairant notamment les origines du schisme des Vieux-Croyants au XVIIe siècle.

Le monachisme de Kiev fut essentiellement cénobitique et citadin. Quand les incursions des peuples de la steppe, en particulier l'invasion tartare du XIIIᵉ siècle, ruinèrent la culture citadine de la Russie variague et que de nouveaux centres culturels et politiques se créèrent plus au Nord, on y vit apparaître aussi une nouvelle forme de vie monastique. C'est le mouvement des « poustynniki » ou moines-ermites où revit d'une manière originale le style de vie et l'ascèse des Pères du Désert de l'Orient.

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