L'Église Orthodoxe et le second Concile du Vatican
Certains écrivains orthodoxes, à la fin du siècle dernier, rêvaient d'un pape évangélique qui proclamerait ex cathedra sa propre non-infaillibilité. Nous n'en sommes pas là, mais peut-être sur le chemin. Car enfin, depuis que le dogme de 1870 faisait du pape le seul évêque réel et le seul organe visible d'infaillibilité de l'Église, il n'y avait plus raisonnablement place à Rome pour un authentique concile.Or, par une véritable « inspiration » de Jean XXIII, semble-t-il, ce concile existe et travaille dans d'étonnantes conditions de spontanéité et de liberté. Certes, à la cérémonie d'ouverture, les évêques ont dû baiser les pieds du souverain pontife, et celui-ci, sans consulter l'assemblée, a pu introduire au canon de la messe la douceâtre théologie de la Sainte Famille. Malgré ces signes de précarité (une gastropathie aussi...), le concile existe, le pape préfère se nommer « évêque de Rome » et « frère » …
