Sur la Conférence de Montréal
La conférence fut tour à tour dépitante et passionnante. Finalement, le côté positif l'emporta, pour moi, de beaucoup. Voici entre autres, quelques constatations.1°) Du moment que cela ne se joue plus entre beaucoup de luthériens et quelques réformés (comme aux 17°, 18° et 19° siècles), le temps où la théologie allemande arbitrait la recherche et l'enseignement théologiques semble révolu. L'espèce de trituration intellectuelle à laquelle se livre trop souvent la théologie protestante allemande la condamne, évidemment, à la solitude. Ce pourrait être, pour le reste de la théologie, une libération. Le professeur E. Kasemann, de Tubingen, a fait une communication pour montrer qu'il ne peut y avoir d'ecclésiologie néotestamentaire parce qu'il y en a toute une série qui s'annulent les unes les autres, par bonheur, puisque la grâce doit être libre et qu'une Eglise est nécessairement une menace pour la grâce ! …
