Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'Olivier Clément examine les perspectives d'un dialogue entre l'Église orthodoxe et l'Église catholique romaine à la lumière de deux événements majeurs survenus en 1963-1964 : la deuxième session du concile Vatican II et le pèlerinage de Paul VI à Jérusalem, où il rencontra le patriarche œcuménique Athénagoras Ier. L'auteur adopte une approche analytique et critique, combinant ecclésiologie, théologie trinitaire et observation historique. Il soutient que si ces événements ouvrent des possibilités œcuméniques réelles — notamment par la redécouverte de la collégialité épiscopale —, des obstacles doctrinaux demeurent, en particulier sur la primauté pontificale, le *filioque* et la pneumatologie. L'article identifie trois courants orthodoxes face au dialogue avec Rome et plaide pour un approfondissement théologique préalable au sein de l'Orthodoxie elle-même, condition d'un dialogue authentique et équilibré avec le catholicisme.
Avec sa seconde session, le concile du Vatican est entré dans une phase moins lyrique, mais plus constructive. Les forces de rénovation sont devenues majoritaires. L'ambiance de réforme était sensible dans beaucoup d'interventions, mais surtout dans les « coulisses » où tout fut remis en question avec une extraordinaire liberté. Des forces historiques et spirituelles longtemps étouffées par la latinité se sont libérées et affirmées: non seulement l'Orient, avec le patriarche Maximos et Mgr. Edelby (qui a dénoncé « l'obsession de la primauté »), mais le catholicisme germanique qui n'a pas oublié le concile de Constance ni les justes revendications de Luther (Un texte signé par des laïcs et des ecclésiastiques allemands a vigoureusement critiqué les formes prises par la primauté à l'époque moderne). D'une manière générale, la libération semble irréversible. …
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