Réponse à Panayotis Nellas

A propos de la collégialité épiscopale
Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article d'Elisabeth Behr-Sigel constitue une réponse polémique et théologique adressée au théologien Panayotis Nellas, publiée dans la revue *Contacts*. Prenant la forme d'une mise au point critique, il corrige d'abord les attributions erronées que Nellas aurait faites à l'auteure, avant d'exposer une conception orthodoxe de l'épiscopat et de la collégialité. L'idée centrale est que l'évêque, inséré dans la succession apostolique d'institution divine, exerce un pouvoir spirituel réel mais distinct des autres charismes, exercé non sur l'Église mais en son sein. Behr-Sigel défend la notion de collège épiscopal contre une lecture qui en ferait un corps séparé du peuple chrétien, et évalue positivement l'évolution de Vatican II vers une collégialité rapprochant l'Église romaine de l'ecclésiologie orthodoxe. L'apport de l'article réside dans sa clarification des fondements patristiques de l'autorité épiscopale orthodoxe dans un contexte œcuménique.

Monsieur Nellas m'invite au dialogue et je l'en remercie : nous avons toujours désiré que « Contacts » soit un lieu de rencontre et d'amicale et libre confrontation. Je crains cependant qu'il ne s'agisse, dans le cas présent, du moins en partie, d'un dialogue de sourds. En effet, je ne crois pas avoir énoncé dans ma recension du premier article de M. Nellas (Contacts n° 47, p. 238) les idées que ce dernier veut bien m'attribuer dans sa réplique. Aussi, puis-je lui demander simplement de se reporter à mon texte dont il n'a extrait que quelques expressions tronquées, isolées de leur contexte et qui, même, ne m'appartiennent pas toutes puisqu'il me prête une expression de l'article de M. Evdokimov (« l'épiclèse qui a résonné au Mont des Oliviers »).

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