Présentation de l'article proposée par la revue Contacts avec assistance LLM
Cet article du hiĂ©romoine Athanase Jevtic, issu d'une confĂ©rence thĂ©ologique orthodoxe tenue en GrĂšce en 1969, propose une Ă©tude d'anthropologie thĂ©ologique comparant deux figures emblĂ©matiques de l'existentialisme : DostoĂŻevski et Sartre. Prenant pour point de dĂ©part la scĂšne Ă©vangĂ©lique des deux larrons crucifiĂ©s aux cĂŽtĂ©s du Christ, l'auteur dĂ©veloppe une synthĂšse patristique rigoureuse selon laquelle l'homme ne peut atteindre sa plĂ©nitude qu'en Christ, seul vĂ©ritable fondement de l'existence humaine. Face Ă l'anthropologie sartrienne, qui aboutit au nĂ©ant, Ă l'absurde et Ă l'aliĂ©nation â « l'enfer, c'est les autres » â, l'auteur oppose la tradition orthodoxe, hĂ©ritĂ©e de Maxime le Confesseur et de GrĂ©goire Palamas, pour laquelle l'homme est constitutionnellement image du Logos divin. L'apport de l'article rĂ©side dans sa dĂ©monstration que l'existentialisme contemporain, loin d'ĂȘtre un humanisme, rĂ©vĂšle une dĂ©shumanisation dont seule la christologie orthodoxe offre une rĂ©ponse anthropologiquement cohĂ©rente.
Ce monde est la maison de Dieu, la « maison du PÚre », la « maison paternelle ». Nous hommes, fils d'Adam, l'avons transformé, incités par le diable, en « caverne de voleurs » (Mat. 21,13 ; Lc. 19,46), dans laquelle le diable est devenu « l'homme fort », le chef des voleurs (cf. Mat. 12,29). Mais Dieu, comme PÚre ami de l'homme n'a pas abandonné le monde, mais a envoyé Son Fils, le Dieu-homme Christ, qui, entrant dans la « caverne des voleurs », dans la « maison de l'homme fort » (c'est-à -dire le diable), acceptant la mort sur la Croix, « là l'homme fort », lui enleva « ses biens » (Mat. 12,29), et, par Sa mort sur la Croix, vainquit « celui qui a l'empire de la mort », le diable (Hébr. 2,14).