Les déjeuners du samedi
À mesure que l’ascenseur s’élève vers le neuvième étage, mon cœur se serre. Je repense à tous ces samedis où Élisabeth m’a accueillie sur le pas de sa porte, l’œil pétillant, les bras ouverts. « Ah, vous voilà ! Entrez, entrez ! » À ce premier samedi où j’ai franchi timidement le seuil de l’appartement d’Épinay, impressionnée par les rayonnages de livres et les photographies qui côtoient dans le salon les porcelaines alsaciennes. Fascinée surtout par la petite silhouette de la maîtresse des lieux qui trottine jusqu’à la cuisine pour m’offrir un verre de porto.
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