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Stavros Zouboulakis

Stavros Zouboulakis. Ancien directeur de la revue littéraire Néa Estia, il préside la Fondation d’études bibliques Artos Zoïs et le Conseil de supervision de la Bibliothèque nationale de Grèce.

Articles publiés (2)

La théologie de Christos Yannaras et le refus d »une moralisation du christianisme
N° 259 · 2017

Cet article examine la pensée théologique de Christos Yannaras, philosophe et théologien orthodoxe grec contemporain, à travers le prisme de sa critique du moralisme chrétien. L'étude analyse la manière dont Yannaras s'oppose à une réduction du christianisme à un système de règles éthiques individuelles, déconnecté de ses fondements dogmatiques et ecclésiaux. L'idée centrale est que la tradition ascétique et philocalique constitue, pour Yannaras, l'antidote à toute moralisation du message évangélique : la vie chrétienne s'enracine dans une relation ontologique avec Dieu et la communauté ecclésiale, non dans l'observance d'une morale autonome. Sur le plan théologique, l'article met en lumière l'apport de Yannaras à la revalorisation de la théologie dogmatique orthodoxe face aux dérives d'un individualisme moral, contribuant ainsi au renouveau de la pensée théologique grecque du XXe siècle.

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Débat sur l’antisémitisme dans l’Église orthodoxe
N° 216 · 2006

Cet article, traduit du grec et publié dans la revue *Synaxi* en 1998, prend la forme d'un débat écrit entre Stavros Zouboulakis et Thanassis Papathanassiou sur la question de l'antisémitisme au sein de l'Église orthodoxe grecque. Zouboulakis ouvre le dialogue en dénonçant des manifestations concrètes d'antisémitisme ecclésiastique, notamment les écrits du métropolite de Corinthe Pantéléimon et leur recension élogieuse dans la revue officielle *Theologia*, pour réclamer un examen critique ouvert de ce phénomène. Papathanassiou lui répond en reconnaissant la réalité de l'antisémitisme orthodoxe tout en refusant d'en faire une donnée exclusive de la conscience ecclésiale. Il mobilise des contre-témoignages historiques significatifs — encycliques synodales, protestation de l'archevêque Damaskinos en 1943, gestes de clercs et de laïcs durant la Shoah — pour montrer que la tradition orthodoxe a également produit des résistances à la haine antijuive. L'apport théologique de cet échange réside dans l'exigence d'une mémoire ecclésiale lucide, capable d'assumer ses zones d'ombre sans renoncer à ses ressources propres de repentance et de discernement.

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