Notes sur le choix d'un métier
Le mot métier vient du latin ministerium : « ministère, service ». Le choix du métier relève donc, entre autres, de notre foi. Pour le chrétien, le métier est l'un des aspects de son sacerdoce royal, qui consiste à travailler le jardin du monde pour le transformer en offrande. Dans cette perspective, je chercherai d'abord à faire place nette des échappatoires, des ambiguïtés. Puis à définir un critère fondamental. Je finirai sur quelques suggestions.Le moralisme, ici, c'est le culte du travail. C'est-à-dire l'homme identifié à ce qu'il fait, à son rôle technique ou social. On exalte l'édification du monde, on oublie celle de l'homme lui-même : et, dit le Christ, « que sert à l'homme de gagner l'univers entier s'il perd son âme ? » (Mc 8,36). À la limite, le culte du travail devient une fuite de soi, avec bonne conscience. L'occupation, le souci, l'« utilité » …