Du 29 octobre au 1er novembre 1983 s’est tenu à Gand le cinquième Congrès orthodoxe en Europe occidentale. Il y avait là, selon les jours, de six cents à sept cents personnes venant de tout l’ouest de notre continent. Presque tous orthodoxes, quelques amis catholiques et protestants. Le Congrès a été présidé par le Métropolite Pantéléimon, représentant en Belgique du Patriarcat Œcuménique. Il était entouré de Mgr. Basile Krivochéine, archevêque de Bruxelles pour le Patriarcat de Moscou et de Mgr. Adrien, archevêque du Patriarcat de Roumanie pour l’Europe centrale et occidentale. Mgr. Georges Wagner, archevêque des paroisses russes qui, en Europe occidentale, dépendent de Constantinople, s’est rendu au Congrès le 31 octobre.
Deux liturgies eucharistiques, selon le rite de saint Jean Chrysostome, le dimanche et le mardi, ont exprimé et renouvelé l’unité diverse d’une Eglise en diaspora, mais qui fait discrètement souche dans nos pays et cherche le style de sa présence. La concélébration, l’usage harmonieux de plusieurs langues dans la liturgie et même la prédication, ont marqué la prise de conscience de cette nouvelle situation historique et spirituelle.
Les membres du Congrès ont réalisé des gestes concrets – envoi de télégrammes, collectes, engagements durables – en faveur des chrétiens du Liban, d’Union Soviétique et de Pologne. De nombreux ateliers d’information et de réflexion ont permis aux congressistes de mieux se connaître et de réagir personnellement. Ils étaient consacrés, entre autres, à l’icône, au chant liturgique, à la paroisse, à la catéchèse, mais aussi à l’œcuménisme, aux droits de l’homme, à la rencontre de la théologie et de la philosophie contemporaine (nous publions, outre les conférences plénières, l’important exposé fait par Bertrand Vergely dans le cadre de ce dernier atelier). L’effort d’approfondissement est donc allé de pair avec celui d’ouverture.
Contacts
